Les choses importantes vont et viennent. Mais quand on est touché, ou déséquilibré, et que la vie avance, on a tendance à s’accrocher pour que rien ne change. Bien sûr, c’est inutile et la vie continue.

On s’entête à faire exister ce qu’on pense pouvoir maintenir, à manipuler et à contrôler le cours de notre existence,  mais c’est inutile, et la vie continue.

On en vient à comparer ce qu’on avait avec ce qu’on a, en vivant cette différence comme une perte. Mais s’accrocher et retenir ne font que nous éloigner du flot de la vie. Le flot de la nouveauté que nous avons alors du mal à habiter et à apprécier.

 

J’ai agit ainsi, souvent.

Mais quand je me sens assez libre et ouvert, je peux me laisser emporter et toucher. Je peux me laisser traverser par les évènements et les situations sans retenir ni anticiper. Je peux désirer sans forcer ni brusquer ce qui advient. Quand je suis assez disponible pour me laisser pénétrer de tout cela, je deviens comme une harpe de plein vent.